Le maitre et Marguerite de Mikhail Boulgakov (8 sur 207)

Commencé en 1928, ce roman de Mikhail Boulgakov, son oeuvre la plus connue, ne paraîtra qu’après la mort de son auteur. Il brulera une fois son roman, (le parallèle avec le Maitre est amusant, est-il significatif?) avant de reprendre son écriture quelques années plus tard. C’est l’épouse de l’auteur qui l’achèvera et le fera publier.

Que dire de cet ovni littéraire? Roman jubilatoire et étrange, dont il ressort un sentiment de grande farce mais aussi de grande réflexion philosophique sur le divin, le bien et le mal.

Tout commence à Moscou, dans les années 30, quand deux lettrés (Berlioz et Bezdommy) rencontrent un drôle d’étranger. (si bizarre que la description fini sur « bref, un étranger »). Il intervient dans leur discution à propos de la non existence de Dieu, et du diable. Ces propos sont fort emprunts de mystère, et les deux amis le prennent pour un fou.
Jusque là, pas grand chose d’étrange, si ce n’est qu’on a bien l’impression que l’étranger est le diable. Mais à partir de là tout va s’accélérer et se mêler dans une joyeuse sarabande. Internement, morts, disparitions, femmes se baladant nues, magie, apparitions, diableries…
(et le récit d’une partie de la vie de Ponce Pilate, en filigrane)

Je ne dévoilerais pas plus de l’intrigue, parce que je pense qu’il faut lire le livre avant tout !
Ce que je retiens en tout cas, c’est l’apparition fort tardive des deux personnages évoqués dans le titre. Je trouve ça intéressant et assez peu commun. Les disparitions en pagaille me semblent être le reflet de la russie soviétique où beaucoup de gens disparaissait ainsi. Il y a quelques reprises des clichés véhiculés sur le diable, un chat noir, les seules personnes traitant avec lui devenant des sorcières .
Finalement, le personnage du diable semble le plus fidèle à lui même dans cette russie où les personnages ont des comportements assez étranges et ridicules.

Première incursion dans la littérature russe réussie donc.
La suite au prochain numéro.

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Un commentaire pour Le maitre et Marguerite de Mikhail Boulgakov (8 sur 207)

  1. Edicius dit :

    Un summun de la littérature !

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