Orgueil et préjugés et zombies


Voilà bien longtemps que je n’avais fait d’article, (ayant pris la décision de n’en faire que quand j’ai vraiment quelque chose de significatif à dire sur le livre, pour ne pas faire du blablabla).
Hors donc, ayant appris il y a peu l’existence de « Orgueil et préjugés et zombies » et la curiosité ayant cédé le pas à l’indignation première, je me le suis fait offrir et l’ai lu en une après midi. Quoi de mieux que de lire, un chocolat chaud sur les genoux, un bon bouquin par une après midi pluvieuse…

Donc, ce livre est la reprise par Seth Grahame Smith (écrivain et scénariste américain) du chef d’œuvre de littérature anglaise qu’est Orgueil et préjugés de Jane Austen.
J’adore Jane Austen, et je ne pouvais qu’être mitigée en apprenant qu’on voulait mêler à l’histoire d’amour et l’étude des sentiments humains qu’est le roman du bon vieux zomblard à la cervelle dégoulinante.
Mais la curiosité prend toujours le pas sur le reste et me voilà m’attaquant à la lecture de cette oeuvre irrévérencieuse.
Première phrase : « C’est une vérité universellement reconnue qu’un zombie ayant dévoré un certain nombre de cerveaux est nécessairement à la recherche d’autres cerveaux. »

Roman originel, première phrase: « C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvue d’une belle fortune doit avoir envie de se mareir, et , si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins… « 

Le détournement de cette phrase est plaisant, et ammène bien le zombie dès l’entrée en lecture. Quels sont les différences qui adviennent ensuite? L’auteur n’a pas pris énormément de liberté avec la matière première, et si ce n’est une éducation en Chine « Vous oubliez que j’ai étudié avec Pei Liu de Shaolin, maman » dira Elisabeth a un moment du roman, les jeunes filles Bennett sont bien semblables ici en tout point avec leur modèle premier. (au passage le coup de Shaolin m’a fait mourir de rire, vraiment)
Malgré l’ardeur d’Elisabeth et de ses soeurs, véritables guerrières maitrisant des techniques orientales, et même une figure étoilée pour combattre ensemble, j’ai finalement trouvé que l’auteur n’allait pas assez loin ! Il aurait du faire un peu plus de sanglant, ajouter un peu plus de choses, oser aller jusqu’au bout de son irrévérence. Las, finalement il n’y a que quelques petites scènes sympathiques, d’autres allant tourner jusqu’au grotesque (le combat de Lady Catherine avec Elisabeth, inutile et navrant à mon sens). Bref, ce qui aurait pu être particulièrement drôle est bien fade, et je regrette d’être passée à côté de quelque chose de plus divertissant.

L’hommage est mignon, et résulte d’une envie de faire connaître l’oeuvre et d’une admiration pour son écrivain, mais il ne reste qu’une petite farce pas assez aboutie.

A lire tout de même, pour le fun. Et puis c’est quand même Elisabeth et Darcy, mon couple préféré de la littérature.

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