La fortune des Rougon (11 sur 207)

Emile Zola. Auteur ô combien célèbre, monument de la littérature française, que, jusque lors, je n’ai que peu lu. (Nana et Le bonheur des Dames, uniquement, bien que j’ai adoré les deux).
Hors donc, sur ma fameuse liste, voilà qu’il me faut lire, entière, la saga des Rougon-Macquart. Vaste aventure s’il en est, que j’abordais avec une certaine répugnance.
Puisqu’il fallait commencer par le début, logique, j’emprunte donc à la médiathèque de Toulouse, la fortune des Rougon. Là où tout commence, en quelque sorte le prologue à tout, l’installation, le premier acte.
Livre de 1871, La fortune des Rougon a pour titre « scientifique » comme le dit l’auteur « Les origines ». On n’entre pas tout de suite dans le vif du sujet, et le premier personnage du récit n’apparaît que vers la page 24 (le récit commençant sur mon édition page 20).
On peut être au premier abord un peu déboussolé par les sauts dans le temps, assez nombreux, mais je m’y suis fait assez vite.
L’histoire est assez simple en somme, Adélaïde Foulque, une héritière d’un maraîcher va avoir trois enfants. L’aîné, issu de son mariage, se nomme Pierre et a le nom de son père, Rougon. Les deux autres sont Antoine et Ursule Macquart dont le père Eustache est un brigand qui va et vient à sa guise et entretient une liaison avec Adélaïde.
Pierre est bourré de prétentions sociales et ne cherche qu’à se hisser, ce qu’il commence à faire en se mariant avec Félicité Puech, une bourgeoise dont la famille manque cruellement d’argent. Ils auront trois fils.
On retrouvera également en héros (un brin romantique et plein d’illusions et de fougue) Silvère, l’un des fils d’Ursule. Il vivra un amour sincère avec Miette, une jeune adolescente orpheline. Leur amour est la fraîcheur du livre, amenant des passages bucoliques et frais d’amours jeunes.
En toile de fond, la lutte des partisans de la république, des bonapartistes et des royalistes qui servent et desservent les ambitions des uns et des autres. Je n’en dirais pas plus de l’intrigue pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui voudraient lire le livre 🙂
Ce que je retiendrais de ce roman c’est ses

héros attachants avec leur simplicité et leurs défauts, jamais noirs ou blancs, toujours d’un gris qui en devient éclatant.

Les moments bucoliques succèdent aux travers des vicissitudes de certains, la poésie laisse place à la description du quotidien ou des manœuvres politiques dans un langage sans cesse renouvelé de descriptions fluides et belles.
Deux petites citations : » l’hérédité a ses lois comme la pesanteur »
et (à propos de Silvère) « un de ces esprits tendres et exquis logés en pleine chair, et qui souffrent de ne pas pouvoir sortir rayonnants de leur épaisse enveloppe »
A LIRE ABSOLUMENT !
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