Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien

Vous savez sans doute, si vous lisez de temps à autre mes élucubrations, que j’aime à relire des livres. Retrouver des bribes de souvenirs, se réapproprier une histoire.

Ici, je redécouvre un livre cher à mon coeur, offert par mon grand père paternel quand j’avais une dizaine d’années, peut être un peu moins. Mes grands parents ont contribué à faire de moi la lectrice que je suis aujourd’hui. A chaque vacances que j’allais y passer, je prenais le bus avec ma grand mère pour aller en ville, et nous nous arrêtions dans la même librairie. Je repartais toujours avec au moins un livre, et les yeux brillants.
Celui-ci fait donc exception, puisque c’est mon grand père qui fut à l’origine de l’achat, et il n’en est que plus précieux.

Je n’avais pas lu Bilbo depuis fort longtemps, l’avais-je relu au moment où je lus la trilogie du seigneur des anneaux? Je n’en suis même pas sûre. Aussi, avais-je beaucoup oublié de l’histoire, si ce n’est la rencontre Bilbo/ Gollum.

La traduction est plaisante, on ne parle pas de Bilbo Sacquet, mais bien de Bilbo Baggins, selon le nom originel. Il n’y a rien qui m’agace plus que la traduction des noms. Je préfère beaucoup un traducteur qui va faire une note de texte en expliquant le jeu de mots ou la référence, si elle existe, qui se rattache au nom du personnage, plutôt que la liberté prise de changer carrément les noms. Bref, parenthèse close !

On découvre donc Bilbo, un « hobbit ». L’auteur explique qui sont les hobbits, et campe le caractère de Bilbo, qui est un hobbit des plus respectables, si ce n’est qu’il a hérité de sa mère, une fâcheuse tendance à pouvoir se révéler aventureux.
Entre en scène Gandalf, un magicien qui va entraîner contre son gré, le pauvre Bilbo, à s’engager comme voleur pour le compte d’une troupe de nains. Ils partent à l’aventure pour récupérer un trésor, gardé par un dragon ! Rien que ça !

Il y a quelque chose de très classique dans ce livre. Quand je dis classique, je pense à quelque chose qui renvoie aux légendes, aux archétypes fondamentaux qui les constituent. Les petites choses intangibles qui ajoutées les unes aux autres font d’une histoire un mythe. (Je citerais Galadriel dans le prologue de la communauté de l’anneau History became Legend. Legend became myth.)
Aussi l’on trouve un sentier qu’il faut à tout prix suivre, dans une forêt sombre et inquiétante, de l’eau qu’il ne faut surtout pas boire, des épées mystérieuses, des trolls qui se changent en pierre, des gobelins et des loups, des araignées à taille humaine, des elfes , parfois pas très coopératifs, des tonneaux qui servent de navire, et bien d’autres choses merveilleuses.

Si notre pauvre Bilbo passe par des moments bien sombres, le ton est souvent léger, humoristique, et l’auteur ne ménage pas son héros. Il le fait paraître parfois un peu ridicule, et en un sens, c’est un peu une quête initiatique que réalise Bilbo en partant à l’aventure avec les nains. Il en ressort plus grand, plus sage, et plus à même d’apprécier ce qui fait son quotidien.

Tolkien est un merveilleux conteur. En entrecoupant son récit de chansons, en mêlant à la trame principale mille petites anecdotes, aventures secondaires, personnages hauts en couleur et toujours un peu mystérieux, il arrive à capter notre attention et nous tenir dans ses filets jusqu’à la dernière page.

Et du coup, je pense que je vais direct continuer avec la trilogie du seigneur des anneaux, parce que j’ai envie de rester en terre du milieu !

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6 commentaires pour Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien

  1. Malo dit :

    Je l'ai lu (mon premier Tolkien) et j'avais tout simplement adoré. J'ai prévu de le relire aussi, dans l'année !

  2. belledenuit dit :

    Lu au collège et je n'avais pas du tout accroché. Il faudrait peut-être que je le retente…

  3. Aymeline dit :

    Bilboooo (cri de groupie), je l'adore. C'est un plaisir de le relire à chaque fois, un peu comme si je retrouvais un vieil ami. Et je pense toujours à lui, quand je prends des mouchoirs avant de sortir de chez moi. En ce qui concerne ta réflexion sur la traduction je suis tout à fait d'accord, dans mon édition de Bilbo il est d'ailleurs écrit Baggins et Bag-End (pas sure de l'orthographe), on voit quand même mieux le jeu de mot entre la maison et son occupant.

  4. maggie dit :

    J'ai lu ces trois tomes du seigneur des anneaux avec plaisir mais bilbo le hobbit est moins épique… Je l'ai lu y a longtemps et je compte le relire…

  5. Eiluned dit :

    Malo : C'était mon premier Tolkien aussi, il y a des années de ça !Belle de nuit : Oh, il faut retenter ! Tu ne l'as peut être pas lu à la bonne époque !Aymeline : Oui Bilboooo ! J'ai hâte de voir ce que Peter Jackson va nous faire du livre…Maggie : Il est vrai que ça n'a rien avoir… Bilbo reste plus enfantin, et plus léger que le seigneur des anneaux, mais j'aime les deux !

  6. Léna dit :

    J'ai lu Bilbo en 6ème ; c'est notre professeur de français qui nous l'avait fait étudier 🙂 Cette lecture correspondait à peu de chose près avec la sortie au cinéma du 1er volet du Seigneur des Anneaux. Avec la sortie en fin d'année de Bilbo le Hobbit, je me suis prévue une relecture cette été (après 11 ans…autant dire que c'est la première fois que je vais le lire).

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