Allez les mages de Terry Pratchett

Généralement, quand un nouveau tome du disque monde sort je me jette dessus avec hâte et fracas.
Ce n’était pas le cas ici, et j’ai même rechigné à lire ce tome.
Pourquoi? A cause d’un vilain préjugé. Je me suis dit qu’un tome parlant de football, même s’il s’agissait des annales du disque monde, n’allait pas me plaire.
Tss… Je mériterais des baffes parfois.
Hé bien, finalement j’avais tort, comme souvent quand je juge sans savoir. 
L’idée de base est simple, Cogite Stitbon, mage devenu multitâche à l’université de l’Invisible, à force d’avoir pris tous les postes dont personne ne voulait, se rend compte que l’université va bientôt perdre sa subvention majeure si elle ne fait rien.
Et pour garder les sous qui permettent aux mages de s’empiffrer et d’avoir des plateaux de fromages indécents, il faut qu’ils se remettent à jouer au fouteballe. Et c’est le début d’une grande aventure, comme seul Pratchett sait les écrire.

On retrouve avec plaisir les mages habituels, de Mustrum Ridculle l’Archichancelier, au bibliothécaire simiesque (n’allez surtout pas parler de singe devant lui !) en passant par Cogite, et par le doyen devenu Archichancelier de l’université d’une autre ville, au grand dam de Mustrum qui trouve la chose fort peu plaisante. Vétérini n’est pas très loin, comme à chaque fois que l’action se passe à Ank Morpok, et est toujours au courant de tout, en parfait tyran débonnaire qu’il est.
De nouveaux personnages font leur apparition, de Juliette ravissante et stupide en passe de devenir le premier mannequin de la ville, à Monsieur Daingue, un mystérieux homme au savoir encyclopédique, qui occupe un poste obscur à l’université de l’Invisible, où il s’occupe des coulures de bougies. Qui est-il vraiment? Il ne le sait pas lui même. Heureusement, Trevor Probable est là pour devenir son amie, et Glenda, cuisinière de nuit et imbattable pour les tourtes va le prendre sous son aile.

C’est un tome très agréable à lire comme à chaque fois, et le fouteballe n’est qu’un prétexte pour évoquer les thèmes chers à Pratchett. Changement d’une ville qui se modernise, différences raciales qui ne doivent pas être importante, et toujours sous couvert d’un humour bien particulier, on peut retrouver de petites réflexions intelligentes sur les tréfonds de l’âme humaine. Pratchett sait très bien dépeindre ses personnages, et ils sont toujours pleins de défauts, de bizarreries, qui font qu’on s’identifie à eux, qu’on les adopte immédiatement, et qu’on tombe sous le charme, comme à chaque fois.
Cet homme est un magicien. Pour réussir à me faire lire avec entrain quelque chose qui parle de sport (certes pas que !), il faut vraiment l’être !

Publicités
Cet article a été publié dans Fantasy. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Allez les mages de Terry Pratchett

  1. Blodhorn dit :

    je confirme, tu mérites des baffes, torgnolles, bourre pifs et autres tartes aux phalanges…Parce que non seulement c'est un Pratchett mais en plus, je t'ai dit qu'il était bien!

  2. Aymeline dit :

    Pratchett peut rendre n'importe quel sujet intéressant, c'est fou !

  3. Eiluned dit :

    Blod : Oui bon ça va hein :pAymeline : C'est un magicien !

  4. maggie dit :

    Pourquoi pas ? Ca a l'air assez drôle !!!!

  5. Eiluned dit :

    Blod : Mais euh !Aymeline : Oui c'est un magicien !Maggie : Ca l'est, ça l'est ! Pratchett a un humour formidable !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s