Rendez vous avec un mot : monde parallèle.

Aujourd’hui est le jour de notre rendez vous de la semaine, aussi me revoilà avec un texte, sur le thème d’un monde parallèle. Ca n’a pas été facile pour moi de choisir quoi vous raconter, et j’ai bien eu envie de vous parler d’Aenor, l’héroïne d’une de mes ébauches de roman, qui justement, s’est retrouvée catapultée dans un monde parallèle. Oui mais voilà, j’aurais écris des tartines et des tartines ! Donc gardons un peu de mesure 🙂 Je vous laisse avec mon héroïne du jour !

Quand elle était enfant, son grand père lui racontait toutes sortes de légendes. Il lui disait, que plus tard, elle comprendrait leur utilité.

Plus tard, c’était maintenant. Elle avait lu des livres sur la psychologie des contes, mais ceux que son grand père lui chuchotait bien souvent le soir auprès de la cheminée qui ronronnait, n’y figuraient jamais. Il ne lui avait jamais parlé de Blanche neige, de Cendrillon et des autres. Non, souvent, ces contes, un peu effrayants, parlaient d’autres mondes, de frontières entre réalité et monde de légende, de héros et d’héroïnes, de gens perdus loin de chez eux, de monstres et de trolls, mais jamais de princesses ou de prince.
Aujourd’hui, le vieux bonhomme, si sage, n’était plus là pour répondre à ces questions. Il lui avait laissé un carnet, à ne regarder que quand elle aurait l’âge de comprendre. Elle avait longtemps rêvé de ce fameux carnet, jusqu’à l’oublier. Avec sa vie d’adulte, si sérieuse, elle avait laissé de côté son enfance et ses rêves. Jusqu’à ces fameuses vacances, dans la maison familiale, et jusqu’à ce que sa mère, un sourire complice aux lèvres, lui confie le fameux carnet.
          « Va te promener un peu en forêt, et ouvre le là bas. » Lui avait-elle dit d’un ton énigmatique.  « Ce genre d’ouvrage est fait pour l’air libre » Avait-elle ajouté en la mettant dehors.
Aussi avait-elle chaussé de vieilles chaussures de marche, et elle s’était enfoncée dans la forêt. Assise sur une vieille pierre moussue, elle avait ouvert le carnet.
Les mondes parallèles, comment y accéder et comment en sortir.
Tel était le titre de l’ouvrage qu’elle avait dans les mains. Interloquée, elle commença sa lecture. Son grand père, elle reconnaissait à la fois son écriture en pleins et déliés et sa façon si propre à lui de s’exprimer, expliquait de manière très sérieuse comment aller dans un autre monde, et comment y revenir. « Les passages », comme il les nommait, étaient reconnaissables aux choses un peu bizarres qu’on y distinguait. Des choses que d’ordinaire on attribuait  à un trop plein d’imagination. On pouvait partir d’un miroir, d’une flaque d’eau, ou d’une source, d’un puits, ou du reflet sur une vitre. Tout surface un peu réfléchissante était une porte.
Elle sourit. Après tout, pourquoi pas ? Ecoutant l’enfant qui sommeillait en elle, elle se rendit au vieux puits, dans les profondeurs de la forêt. Et là, elle regarda dans l’eau profonde, et se souvint. Elle se souvint, enfant, d’avoir distingué des choses dans ce puits. De vieux châteaux en ruine, des océans agités, des montagnes grandioses. Elle avait jusque lors cru que tout cela était un effet de son imagination débordante, mais, tout à coup elle venait à en douter.
L’eau stagnante finit par ressembler à une plage, et elle se concentra, serrant fortement le livre de son grand père dans sa main droite. Elle se sentit partir en arrière, et quand elle reprit ses esprits, elle était assise dans le sable de sable rocailleux. Passé un moment d’étonnement assez long, elle finit par ôter ses chaussures et ses chaussettes et se balada le long de l’océan, frissonnant de la froideur des petites vagues qui venaient se briser sur ses jambes. Elle ramassa quelques coquillages étrangement rouges et verts vifs, très nacrés. La brise lui apportait une odeur qui lui était inconnue. L’air semblait plus sucré que d’habitude dans ce genre d’endroit. Elle s’accroupit pour recueillir un peu d’eau dans sa main, et la but. Elle était sucrée. Très sucrée. Elle eut un petit rire émerveillé.
C’était bien le signe d’un autre monde ! Un océan sucré !
Il était tout de même temps de rentrer chez elle, et d’aller un peu interroger sa mère. Elle se concentra sur l’eau, et visualisa la petite forêt d’où elle venait. Elle était de retour au vieux puits.
Les coquillages dans sa main indiquaient qu’elle n’avait pas rêvé.
Serrant le livre de son grand père dans ses bras, elle rentra à la maison, la tête pleins d’étoiles et d’aventures à venir.

Aymeline, que je remercie vivement, parce qu’elle prend toujours le temps de participer, a écrit un très joli texte que vous pouvez lire ici. Et pour la semaine prochaine, le mot sera « poursuite » . 

L’océan sucré est un petit clin d’oeil à un de mes livres préférés quand j’étais plus jeune. Les enfants de l’été de Robert Sabatier.

Edit du 9 juin : Voici enfin un petit logo que vous pouvez afficher si vous participez ! 

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9 commentaires pour Rendez vous avec un mot : monde parallèle.

  1. Aymeline dit :

    Voici ma participation : http://arieste.over-blog.com/article-rendez-vous-avec-un-mot-univers-parallele-75501264.htmlJ'aime beaucoup ton histoire avec le grand-père initiateur et l'océan sucré (je ne connais pas ce roman).Pour la semaine prochaine je ne te garantis rien mais je vais y réfléchir 😉

  2. Syl. dit :

    C'est très bien, l'histoire est bien contée. Cette semaine cela sera sans moi. Je dois m'atteler à d'autres écrits (le défi d'Enna, nos correspondances…) et l'imagination me fait défaut. En ce moment, j'ai du vide dans la tête ! Le mot pour la semaine prochaine me plaît bien. Maintenant, je vais lire Arieste…

  3. Eiluned dit :

    Aymeline : Merci beaucoup beaucoup, de ta participation ! Il faudra que je parle des enfants de l'été ici un jour, c'est vraiment un roman merveilleux !Syl : Merci ! Pas grave, peut être une autre semaine? Le but c'est surtout de se faire plaisir après tout !

  4. Asphodèle dit :

    Je n'avais pas tout compris ! i je venais plus souvent, hein, ingrate que je suis !! Les jeux d'écriture m'intéressent, tu as dû t'en apercevoir… 😉 et je te trouve ton texte, outre le fait qu'il soit bien écrit, à ton image : fantasque, poétique et romanesque !!^^La semaine prochaine, Olivia rvient (si son Internet se décide à refonctionner !) et j'ai aussi l'atelier de Skriban (plus épisodique car nous n'avons que le dimanche et le dimanche chez moi, c'est busy-busy), donc si je suis inspirée, je t'enverrais mon texte. Tu me donneras l'adresse mail où te l'adresser ? Il y a un logo à ajouter, un lien vers toi particulier ? Je repasserai dans l'après-midi voir les réponses à mes questions !! Bises

  5. Eiluned dit :

    Asphodèle : Merci ! Fantasque, poétique et romanesque? Je rougis !Sinon, la seule chose qu'il faille faire pour participer est de publier lundi, ton texte sur ton blog, en précisant que c'est une participation à "Rendez vous avec un mot" et mettre le lien vers mon blog, si tu le veux. Je suis en train de concocter un logo, (j'ai enfin récupéré mon logiciel adéquat !)Tout simplement ! J'espère que j'ai été claire, ce n'est pas toujours le cas ^^'

  6. Eiluned dit :

    Asphodèle : oh et j'oubliais ! Bises !

  7. Aymeline dit :

    Joli le logo ! Je ne suis pas encore inspirée pour lundi mais j'y réfléchis 🙂

  8. Asphodèle dit :

    Bon, j'ai compris !! je ne m'y suis pas encore mise, je prie pour que demain soit plus calme !! Ton logo est ravissant et ton lien est bien http://chroniquesdetournepages.blogspot.com ? Parceque moi et les liens ça fait deux !! J'y arrive mais le permalien, lui me pose encore souci, arrgh !! et je vais en parler à Olivia dès que je pourrais la contacter, à Jul. aussi, bref toutes celles qui pourraient être intéressées !! Plus on est de fous… Et une semaine avec un seul thème, c'est plus facile et gérable que les mots imposés (même si ça me plaît aussi beaucoup car ils sont inspirants !)Voilou !! Et ne rougis pas, c'était mérité !! ;D

  9. Eiluned dit :

    Asphodèle : C'est bien ça 🙂 C'est très très gentil d'en parler autour de toi, effectivement, plus on est, mieux c'est :)Le thème unique j'aime bien parce que parfois ça force un peu à sentir des sentiers que l'on prend d'ordinaire, et que ça peut mener dans des endroits inattendus !

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