From prada to nada, une adaptation cinématographique moderne de raison et sentiments.

Attention, ovni en vue ! Avec un titre et une affiche pareille, on peut s’attendre à quelque chose de très très nul pour cette adaptation très libre de raison et sentiments…
Oui et non. Si on laisse Jane Austen au placard, ou que l’on voit le film comme un léger clin d’oeil, ça marche très bien.
Ici, on est à L.A et deux soeurs d’origine mexicaine Norah (Elinor) et Mary (Marianne), viennent de perdre leur père. Elles se retrouvent orphelines, ruinées, et se découvrent un demi frère à la femme glaciale, qui se propose de racheter la maison, et leur permet de rester avec eux. Oui mais voilà, ça tourne vite à l’affrontement et Norah prend sa soeur sous le bras, et emménage chez sa tante, (la soeur de sa mère défunte) dans la banlieue de L.A. Une banlieue mexicaine, véritable choc des cultures pour Mary, qui a du mal à supporter sa « chute ».

Globalement,  le personnage de Norah est très sympathique, malgré une haute propension à être handicapée des sentiments (Edward, qui est bien le frère de sa belle soeur n’est pas fiancé en secret, et c’est juste à cause de sa stupidité qu’elle le perd dans un premier temps) et on s’attache très facilement à cette fille intelligente, un peu perdue, raisonnable, qui veut consacrer sa vie à défendre les droits des pauvres. L’actrice est de plus charmante…
 Par contre…. Mary ! Alors là ça va pas du tout ! Il faut carrément faire abstraction de ce personnage, qui si dans la version de Jane Austen est un brin trop romantique n’en reste pas moins attachant, parce que là on est face à une bimbo stupide, complètement aveuglée par son envie de rester dans son milieu social, et d’une bêtise crasse.
Le Willoughby moderne est un assistant de lettres dont on ne comprend absolument pas pourquoi il « brise » le coeur de la pauvre Mary, et qui de plus rachète la maison d’enfance des deux soeurs, et s’en sert pour séduire sa future femme… (Oo’) (en passant, Mary elle se console vite hein !)

Quand au colonel Brandon version mexicain… Sérieusement j’ai cru mourir de rire en le voyant apparaître, et pourtant j’ai bien aimé le personnage… On a affaire à un manuel au grand coeur, un peu artiste, beaucoup bricoleur, dont on se demande franchement pourquoi il s’amourache de la stupide Mary.

Notre Edward Ferrars lui est avocat, bon, ça va ils nous l’ont pas trop massacré, il est plutôt convaincant !

En gros à voir en sachant que :
* C’est plus un hommage très léger qu’une adaptation.
* C’est quand même de la bluette gnangnan à voir un soir de déprime quand on a envie de se réconforter à coup de romance à l’eau de rose.
*Et ça casse franchement pas trois pattes à un canard non plus.

Mais. Moi ça m’a divertie, m’a fait presque lâcher ma petite larme de grande émotive qui adore quand tout se finit bien.

A vos risques et périls donc, j’vous aurais prévenus !

                                              (à droite c’est la version du film du colonel, si si !)

Le trailer qui résume bien à mon avis le côté un peu barré n’importe nawaskesque de la chose !

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7 commentaires pour From prada to nada, une adaptation cinématographique moderne de raison et sentiments.

  1. Irrégulière dit :

    heuuu oui bon, on verra alors…

  2. Aymeline dit :

    Un jour si je m'ennuie beaucoup beaucoup…

  3. Alice dit :

    Mais j'adore moi la bluette gnangnan!! Et puis de toutes façons pourvu que ça ait un quelconque rapport avec Jane… Dis, comment tu as fait pour le voir???PS/ tu sais qu'il compte pour le challenge celui-ci??

  4. Eiluned dit :

    Alice : Je ne savais absolument pas qu'il comptait pour le challenge non!Et sinon euh… Je l'ai vu par des moyens officieux on va dire !

  5. Alice dit :

    Ah hummm, je comprends, mais moi j'essaie par ces moyens la aussi et jusqu'à maintenant, sans succès!!! ;pJe te le rajoute pour le challenge😉

  6. Solkiene dit :

    ça télécharge! je te dirai ce que j'en ai pensé mais il me semble que tous les éléments soient réunis pour que je passe un bon moment. Même si comme tu le dis ça m'a l'air n'importe nawakesque😀

  7. jacobinette dit :

    Ayant regardé ce film dans le cadre du challenge austenien d'Alice j'étais curieuse de voir ce que les autres en pensaient. Je suis totalement d'accord avec toi. Ce n'est pas un film à bannir, mais il ne faut pas du tout s'attendre à une adaptation de R&S. Il est même conseiller d'oublier Jane Austen pendant le visionnage, au risque de jeter ses popcorns sur l'écran !

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