La justice de l’inconscient de Frank Tallis.

Quand il s’agit de lire un policier, j’aime autant qu’il soit historique, ou qu’il y ait au moins un petit lien avec le passé… J’apprécie les plus modernes, mais une évasion dans le temps procure toujours un je ne sais quoi en plus.
Ici, nous avons affaire à deux héros viennois, au début du XXème siècle, Max Liebermann, un psychiatre adepte de Freud et qui lutte avec une hiérarchie peut compréhensive et adepte de théories obsolètes, et Oskar Rheinhardt, inspecteur, chanteur lyrique à ses heures perdues.
Tout commence un jour de pluie, où Oskar « vole » le cab que son ami allait prendre. Il se rend sur une scène de crime peu commune. La victime, une spirite, semble s’être suicidée par balle à première vue, mais l’arme est introuvable. Le problème, c’est que si c’est bien un meurtre, la porte était close, et les volets également. Mystère…
L’assassin se trouve sans doute parmi le cercle des adeptes de Charlotte Lowenstein, mais qui? Le serrurier timide? Le duc ténébreux? L’artiste désargenté? Ou les autres?

Max vient à la rescousse de son ami, et on suit leurs deux parcours, tandis que l’un enquête, l’autre exerce son métier, et contre l’avis de son supérieur, décide de ne pas traiter avec l’électrothérapie sa patiente miss Amelia Lydgate, anglaise, qui souffre de paralysie d’un bras. Non, il lui parle, et cherche à démêler ce qui peut bien amener sa patiente à souffrir de ce mal, et surtout, pourquoi elle souffre de dédoublement temporaire de la personnalité?

C’est une enquête passionnante que nous suivons dans cette Vienne à l’ambiance si particulière, si gourmande (l’évocation des patisseries me donne envie d’acheter un billet d’avion et d’aller boire un café à la crème en mangeant un morceau de Linzer Torte), et l’évocation de la psychanalyse et de Freud rajoute à l’intérêt du récit. L’enquête avance petit à petit, par déductions intelligentes qui sont un plaisir à lire, et les quelques références littéraires du médecin légiste sont une cerise sur le gâteau…  (Voilà, j’ai faim!)
Frank Tallis vous embarque, ne vous lâche plus, et vous vous attachez très vite à la galerie de personnage évoqués, de Max à Oskar, en passant par Amelia. On a très envie de savoir la suite des aventures de nos héros, de lire si les affres sentimentales de Max vont être terminées, ou s’il va basculer…
Une lecture très distrayantes, instructive, et intelligente. Que demander de plus?!

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5 commentaires pour La justice de l’inconscient de Frank Tallis.

  1. belledenuit dit :

    Je ne connais pas l'auteur mais ça ne m'a pas l'air mal du tout. Je note🙂

  2. Asphodèle dit :

    je ne connais pas non plus mais comme toi j'ai un faible pour les romans historiques (pas que bien sûr mais de temps en temps) intelligents et bien faits ! Par contre le côté calorique du livre…hum…j'ai perdu 15 kilos en un an, je ne voudrais pas les reprendre ! J'ai eu du mal !^^

  3. Eiluned dit :

    Belle de nuit : J'espère que ça te plaira :)Asphodèle : L'avantage c'est que la lecture fait saliver mais n'est pas calorique ^^ Nous sommes sauvées !(bravo pour la perte de poids !)

  4. Blodhorn dit :

    il est dans ma lal celui là

  5. Eiluned dit :

    Blod': Plutôt ta Pal, fais pas genre !

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