Au temps où la Joconde parlait de Jean Diwo

Quel amateur de peinture n’a pas nourri le doux rêve de se retrouver transporté à une autre époque, pour côtoyer les peintres qu’il affectionne?
Avec Jean Diwo, la chose est faite. En quelques mots, et dès le début du livre, nous voilà arrivés en Italie, en pleine renaissance.
Si l’auteur transforme parfois la vérité, l’aménage un peu, il la rend vibrante de couleurs à l’instar des palettes des maîtres qu’il nous fait rencontrer.
Nous partons au départ avec Antonello Da Messina, qui rêve de rencontrer Van Eyck depuis qu’il a admiré l’un de ses tableaux. Et puisqu’il veut percer le secret de la peinture à l’huile (à l’époque, les italiens utilisent encore beaucoup la peinture à tempera, avec des œufs comme liant pour les pigments), le voilà sur la route des Flandres.*
Le début de l’histoire est donc un véritable roman d’apprentissage, où le jeune peintre gagne peu à peu ses galons, et devient un artiste à part entière.

Si la forme du reste du livre peut dérouter, puisque nous passons d’un peintre à l’autre, rencontrons de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, Boticelli, Fra Angelico, (et j’en passe), et que les récits se croisent et s’entre-croisent et nous demandent une certaine concentration, c’est ce qui au fond, montre toute la richesse de cette époque. De génie en génie, nous soupirons en imaginant Vinci peindre la Joconde, Botticelli parler du Printemps, Michel-Ange se débattre avec les différents Papes et le plafond de la chapelle Sixtine, admirons le côté jovial de Raphaël.
On s’y croit vraiment. En tournant les pages, nous y sommes complètement. Les histoires des tableaux célèbres font sourire, émeuvent, fascinent, et l’on a envie de partir en voyage, pour aller les admirer.

Jean Diwo est un formidable conteur, un peintre des mots, et la lecture de ses livres permet de se plonger dans le sujet qu’il décrit, amène curiosité, envie d’en savoir plus.

(* Il est à noter que Da Messina a en réalité rendu un peu plus populaire la peinture à l’huile et les effets de transparence, et n’a sans doute pas été à Bruges. Diwo a un peu joué avec les faits sur ce coup…)

Et parce que je ne pouvais pas  ne pas vous mettre quelques unes des oeuvres évoquées dans le livre, place à un peu de peinture !

La fornarina, de Raphaël (portrait de sa maîtresse…)
Da Vinci, St Jean Baptiste

                                           La sibylle Libyenne de Michel Ange (plafond de la chapelle Sixtine)

                                        Antonello Da Messina, Vierge de l’annonciation.

 Et mon préféré pour la fin, (je parle du peintre) un portrait de Simonetta Vespucci, de Sandro Botticelli.

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11 commentaires pour Au temps où la Joconde parlait de Jean Diwo

  1. Syl. dit :

    Je note !!! Je commence à faire mes achats pour Noël. Merci

  2. belledenuit dit :

    Faut absolument que je le lise celui là. J'avais adoré "Moi, Milanollo, fils de Stradivarius". Et tu as raison quand tu écris que Jean Diwo est un excellent conteur.

  3. Malorie dit :

    J'aime beaucoup la plume de Jean Diwo, mais c'est là son livre le moins bon. Comme Belledenuit, je te conseille "Moi, Milanollo…" ou ses autres romans historiques. Dans la veine des auteurs qui parlent de peintres, je te conseille le merveilleux roman de Sophie Chauveau "La passion Lippi" qui avait été un véritable coup de cœur pour moi. Bises

  4. Aymeline dit :

    Un livre qui donne goût à l'histoire de l'art j'adore ! Je prends note🙂

  5. Eiluned dit :

    Syl : Tu as raison ça évite le rush de décembre… (je dis ça mais je le fais jamais :D)Belle de nuit: C'est un des seuls de lui que je n'ai pas lus, va falloir que je rattrape ça !Malorie : J'en ai lu pas mal de lui déjà, de la Fontainière du Roi aux Dames du Faubourg, j'adore…Je note pour la Passion Lippi ! Merci ! Bises.Aymeline : Ca devrait te plaire !

  6. Asphodèle dit :

    J'en ai lu des livres sur Raphaël mais je ne me souviens plus de qui ! Jean Diwo, j'en ai un chez moi mais je ne sais plus quoi non plus, ça ne s'arrange pas ma bonne dame🙂

  7. claudialucia dit :

    J'ai lu celui-là et bien aimé. La vierge au voile bleu de Messina est splendide. Comme toi j'aime beaucoup Les femmes de Boticelli.La passion Lippi dont parle Malorie est aussi très bien. Les mémoires de Giorgione de Claude Chevreuil est aussi un bouquin intéressant! Sur la vie de Michel Ange mon préféré reste Puissant et solitaire… et tant d'autres pour qui aime la peinture!

  8. Eiluned dit :

    Asphodèle : Va falloir dénicher ça et t'y essayer, c'est du bon Jean Diwo !Claudialucia : Je note alors, pour de futures plongées artistiques ! De quoi me régaler.

  9. Miss So dit :

    Un superbe post qui donne envie d'en savoir plus….

  10. Eiluned dit :

    Miss So : Chouette, si ça donne envie!Laure : Ça l'est, franchement.

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