Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan.

Je n’ai pas lu grand chose pendant la période de Noël, puisqu’étant chez mes parents, je me suis plutôt baladée, et j’ai retrouvé les joies du bricolage avec ma mère, avec qui je partage une passion pour les tissus et les travaux d’aiguille.
C’est elle qui m’a prêté ce livre, heureuse que « pour une fois ce soit moi qui te fasse découvrir quelque chose. » S’il est vrai que ces derniers temps ce soit plutôt moi qui lui prête des livres, je lui ai rappelé gentiment que c’est notamment à elle que je dois mon amour des romans historiques, et des livres en général.
Bref, chaque soir, le livre m’attendait au lit, et c’est avec plaisir que je le retrouvais.

Avec ce roman nous plongeons dans les méandres de la vie d’une femme Lucile, qu’essaye de raconter sa fille, qui l’a trouvée morte. Lucile était malade, bi-polaire, et en plongeant dans le passé de sa mère et dans celui de sa famille, l’auteur tente de remonter aux origines dans un désir de compréhension et peut être d’exorcisme.
Lucile nait dans une famille nombreuse, dont elle est l’une des aînées. C’est une enfant ravissante, qui fera même des photos de mode et apportera ainsi à sa famille un petit surplus de revenus non négligeable. Lucile paraît déjà un peu perturbée, hors des choses, n’arrivant pas à satisfaire un besoin évident de calme et de solitude. Ses frères et sœurs et elle sont souvent livrés à eux mêmes, bien qu’ils soient aimés par leurs parents.
Elle se mariera jeune, divorcera vite, avant de sombrer à intervalles régulier dans la folie.

Outre ce récit biographique, l’auteur retranscrit ses errances, ses difficultés, ses interrogations aux autres membres de la famille, sa soif de compréhension. Ce sont sans doutes ces parties là que j’ai préféré. Comment ne pas comprendre ce désir puissant de savoir? Bien sûr, ça ne comblera pas la place béante laissée par l’absence, mais c’est une quête comme une autre, même si elle est perdue d’avance.

C’est donc un très beau roman, bien que parfois très poignant, et émaillé de deuils, de drames dans la vie d’une famille qui paraîtrait presque maudite. L’auteur nous livre le tout très sincèrement, sans fioritures, avec une certaine pudeur malgré le côté intime de ce qu’elle raconte.

Une très belle découverte donc, je pense que je renouerais prochainement avec un des autres écrits de Delphine de Vigan.

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3 commentaires pour Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan.

  1. Syl. dit :

    C'est beau ce que tu dis de ta maman. Je le vis aussi avec la mienne, la lecture en moins.Le livre… à découvrir.

  2. Asphodèle dit :

    Moi aussi je partage la lecture avec ma maman depuis longtemps, par contre elle n'a jamais pu m'inculquer les travaux d'aiguille : je suis irrécupérable de maladresse (et de dyslexie !) Pour ce livre, je n'ai pas encore lu un seul avis négatif, donc dès qu'il me passera à portée de main je le lirai c'est sûr !^^

  3. Eiluned dit :

    Syl : C'est précieux ce genre de partage :)Asphodèle : Ah je suis assez maladroite aussi, mais les travaux d'aiguilles canalisent ma nervosité trop grande ^^'Je te conseille le livre oui, ça se lit assez vite en plus ^^

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