Séraphine de Martin Provost.

Peu avant la première guerre mondiale, nous suivons les pas d’une femme de ménage, Séraphine, simple, pauvre voire très pauvre, et à priori d’une banalité toute normale.

Vraiment?

En réalité, Séraphine a quelque chose de différent. Elle peint. Elle peint en chantant des cantiques. Ses toiles sont bouleversantes, et quand le collectionneur allemand Wilhelm Ulde se rend compte que celle qu’il prenait pour une bonne un peu excentrique cache une artiste talentueuse, il fait tout pour qu’elle peigne plus, qu’elle sorte de son cocon et qu’elle s’accomplisse en tant qu’artiste.
Mais vient la guerre et ce n’est que bien plus tard qu’il va retrouver Séraphine, peignant toujours, de manière plus forte encore qu’avant.

C’est le destin implacable et dur de cette artiste douée, incomprise, d’une simplicité incroyable qui nous est conté dans ce film. Les deux acteurs principaux servent l’histoire, et Yolande Moreau joue avec passion et maîtrise et semble incarner à merveille Séraphine.
On peut s’interroger sur le caractère de cet artiste, sur sa « folie » religieuse, et sur le fait qu’elle finira sa vie dans un asile, en mourant de faim. Appartient-il aux génies d’être méconnus durant leur vie? L’art nécessite t-il un destin cruel? On peut se le demander parfois, à voir les vies que nos grands artistes ont pu connaitre.

Un film à voir, pour découvrir ce peintre, que personnellement je ne connaissais pas du tout, ce qui était bien dommage. Il n’est pas aisé d’en faire une critique, aussi vous laisserais-je vous faire votre propre opinion, personnellement il m’a plu, et a titillé ma curiosité.

La bande annonce : (désolée pour les sous titres en anglais, mais impossible de trouver mieux)

Et quelques unes de ses peintures, généralement je suis très très rétrograde en manière d’art, mais là, j’aime beaucoup :


A lire pour plus d’informations : Un dossier thématique sur le site du musée de Senlis.

Cet article est une participation au challenge de Shelbylee :

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9 commentaires pour Séraphine de Martin Provost.

  1. Syl. dit :

    Je l'ai vu. L'image de la fin est belle et sereine. C'est ce que je garderai de sa vie à travers ce film.

  2. maggie dit :

    Je n'aurai pas été attirée par ce film si tu n'en avais pas parlé, la bo est attrayante et ces peintures étranges…

  3. claudialucia dit :

    J'avais aimé ce film. Moi aussi je ne connaissais pas cet artiste. Je vois que tu participes toi aussi au challenge sur l'art.

  4. Mind.the.gap dit :

    J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, à la fois un portrait de femme touchant et un portrait de peintre.Pour moi la peinture est l'art ultime, il m'échappe, c'est l'art des vrais fêlés de la vie. Ce film illustre la proximité entre la création et la folie et Yolande Moreau est très bien dans ce rôle .

  5. Eiluned dit :

    C'est vrai que la fin est apaisée… C'est bien d'avoir fini le film ainsi, moins dur que la réalité.

  6. Eiluned dit :

    Les peintures sont incroyables hein? Je suis assez fascinée…

  7. Eiluned dit :

    Oui je ne pouvais pas manquer ce challenge !

  8. Eiluned dit :

    C'est beau ce que tu dis sur la peinture. C'est en tout cas un art qui me touche tout particulièrement.

  9. Asphodèle dit :

    Je n'en ai vu que des extraits quand il est sorti mais j'avais trouvé Yolande Moreau extraordinaire ! Ses peintures me parlent aussi (et comme toi, ce n'est pas souvent le cas avec le contemporain…)^^

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